Les Effets de la musique sur l'homme

En Construction:

Partie redigée par ouriel haddad et yohanan harroch

A)la base de l'écoute

 

Un son n’est ni plus ni moins qu’une vibration de l’air. Ce message auditif est analysé par les aires de l’audition et du langage, dans le cerveau . De quelle façon ? Explications ! 

L’oreille humaine est un système d’analyse du son étonnant et complexe.

Elle est capable de détecter des sons sur une large plage d’intensités et de fréquences

 I) Le Fonctionnement de L'Oreille

      1) Anatomie de L'oreille

 

l-oreille-et-ses-details-1.jpg

  L'Oreille est divisée en trois parties:

     A) L'Oreille Externe


     Elle comprend le Pavillon ,le Conduit auditifs et le Tympan:

L'oreille externe est formée par le pavillon et le conduit auditif externe. Le conduit auditif externe, long de 2,5 cm, est tapissé de cellules cérumineuses secrétant le cérumen.

 

photo-1.jpg

   En Image plus réel,le pavillon:

  images-2.jpg
   

 

 

     B) L'Oreille Moyenne 


Elle comprend le Marteau au contact du Tympan , L'enclume , L'étrier et La Trompe d'Eustache

L’oreille moyenne se compose de 4 entités anatomiques :

  • La caisse du tympan
avec le tympan et la chaine des osselets. Elle assure la transmission des sons du milieu aérien provenant de l’oreille externe vers le milieu liquidien de l’oreille interne par l'intermédiaire de la fenêtre ovale. Elle communique directement avec le pharynx via la trompe auditive, ce lien étant notamment vecteur d'infections (otites).

  • L’enclume est le deuxième des trois osselets de l’oreille moyenne qui permettent la transmission et l'amplification des vibrations sonores. 

 • L'étrier est le troisième et de la chaîne des trois osselets il est le plus petit et le plus léger des os du squelette
elle assure l’équipression de part et d’autre du tympan

oreille-moyenne-large.jpg

    

  

 

C) L'Oreille Interne 

  

Comprend le vestibule, les canaux semi-circulaires , la cochlée et le Nerf Cochléaires.

Elle est reliée à l’oreille moyenne par deux orifices (fenêtre ovale et fenêtre ronde) obturées par des membranes.C’est sur la fenêtre ovale que va s’insérer l’étrier

  oreille-interne-large.jpg


 2) Description Fonctionelle

   

 L'Oreille Externe

 

  Nous Allons Exposer les rôles du Pavillon et du Conduit auditif externe:

 • Rôle du Pavillon Auriculaire

   Il sert à capter et à concentrer les ondes sonores.

Le pavillon possède un squelette fait de cartilage élastique lui permettant de reprendre sa position normale après une déformation. La partie inférieure du pavillon est représentée par le lobe de l'oreille dont la partie centrale est adipeuse, peu innervée et richement vascularisée 

  • Puis,il y à le Conduit Auditif Externe (Soit le CAE)

C'est un tube qui conduit à l'oreille moyenne.

Il a la forme d'une corne acoustique diminuant de diamètre à mesure que l'on se rapproche vers le fond c'est-à-dire le tympan.

 Cette partie interne est revêtue d'une peau dotée de nombreux pores et de glandes sébacés, ainsi que des glandes sudoripares apocrines (les glandes cérumineuses) qui fabriquent un liquide protéique et glucolipidique, pigmenté et visqueux, le cérumen, pour se protéger

   photo.jpg

Son rôle est :

  → de protéger le tympan des agressions extérieures

  → de capter, d'amplifier et de transmettre jusqu'au tympan les vibrations sonores.

   → d’aider à la localisation de la source sonore

   → Participer à l’audition binaurale

   

L'Oreille Moyenne.

 - La caisse du tympan: son but est de créer la même pression (atmosphérique)sur les deux faces du tympan pour qu’il puisse vibrer de façon correcte.

 - La transformation (et l’amplification) des vibrations aériennes en vibrations solidiennes se fait par l’intermédiaire des osselets : les vibrations du tympan entraînent successivement celles du bloc marteau-enclume puis celle de l’étrier, qui les transmet à l’oreille interne via la fenêtre ovale


   L'Oreille Interne

  L’oreille interne ou labyrinthe (osseux et membraneux), est composée de plusieurs parties :

  → vestibule, canaux semi-circulaires : organes de l’équilibration

  → cochlée ou limaçon: organe de l’audition

  Expliquons cela en détails:

 Tous d'abord,nous allons commencer par: 

                           • Le Cochlée

telechargement-4.jpg

              

 

 La cochlée, dont la forme rappelle celle d’une coquille d’escargot est un tube d’environ 35 mm de long enroulée autour d’un axe creux qui contient le nerf auditif.


Elle forme deux tours et demi depuis sa base proche de la fenêtre ovale, jusqu’à son sommet, et elle comprend deux rampes séparées par le canal cochléaire, remplies d’un liquide appelé périlymphe :

  → La Rampe Vestibulaire contigue à la fenêtre ovale 

  → La Rampe Tympanique qui se termine par la fenêtre ronde


Le canal cochléaire est formé de trois parois à l’intérieur desquelles est contenu un liquide, l’endolymphe. La paroi basilaire de ce canal est la plus épaisse car elle renferme l’organe sensoriel auditif, ou organe de CortiLes deux rampes communiquent au sommet de la cochlée (apex) dans une région appelée hélicotrème (= ouverture de la spirale).

   

      Aprés avoir expliquer le cochlée,Nous allons exposer sur: 

                     L’organe de Corti :

 

telechargement-1-1.jpg

C’est l’élément sensible de l’ouïe, comprend environ 14000 cellules ciliées au contact desquelles prennent naissance les fibres du nerf auditif.

→ Ces cellules ciliées se déploient sur quatre rangées :

 trois rangées de cellules ciliées externes (environ 10 500 CCE) et une rangée de cellules ciliées internes (environ 3 500 CCI).

Ces rangées s’étendent sur toute la longueur de la membrane basilaire de la base au sommet (apex) de la cochlée

• Selon la fréquence des sons envoyés à l’oreille (aigus ou graves),ce n’est pas le même endroit sur la membrane basilaire qui va vibrer.

  → Les Sons Aigus font vibrer la membrane basilaire prôche de la fenêtre ovale

  → Les Sons Graves la font vibrer vers l'Apex    

                 

      Les Cellules Ciliées

Les cellules ciliées sont ainsi nommées car leur pôle apical en contact avec l'endolymphe, porte une centaine de stéréocils.

telechargement.jpg

     images-3.jpg

Sous l’effet du son, la fenêtre ovale bouge, faisant se déplacer la membrane basilaire : les CCI, solidaires de la membrane basilaire s’inclinent en rentrant en contact avec la membrane tectoriale au travers de laquelle transitent les informations destinées au cerveau. Cependant, ce mécanisme ne fonctionne que pour un niveau sonore supérieur à 50 dB.

Pour des sons inférieurs à 50 dB, la membrane basilaire se déforme mais pas suffisamment pour incliner les CCI ; ce sont alors les CCE qui se contractent (car elles sont munies de mécanismes contractifs actifs, contrairement aux CCI), ce qui a pour effet de déplacer la membrane tectoriale : elle entre alors en contact avec les CCI, d’où la transmission des informations au cerveau pour des sons inférieurs à 50 dB.

L’étirement des cils des CCI provoque un mouvement ionique donc une modification du potentiel transmembranaire et libération  d’un neurotransmetteur : le message est envoyé au système nerveux

  


 

 

Interprétation du message par le cerveau.

 

Pour qu'un son arrive de l'oreille jusqu'au cerveau, l'oreille interne envoie l'onde sonore sous forme de variation de potentiel électrique soit une décharge électrique  jusqu'au cerveau par l'intermédiaire du nerf auditif (nerf cochléaire) se trouvant dans le tronc cérébral.

 

Les influx nerveux sont donc transmis au nerf auditif, qui vont les amener aux centres auditifs du cerveau par le tronc cérébral : les décharges  passeront par les nerfs cochléaire avant d’arriver dans les noyaux cochléaires qui commencerons à déchiffrer le son : ils permettent de définir son type (paroles, cri, alarme …) puis dans le thalamus où il se fait un important travail d’intégration (préparation d’une réponse motrice, vocale par exemple). Enfin, les influx sont transmis au lobe temporal, partie du cerveau responsable de l’audition, de la mémoire et du goût, et plus précisément au cortex auditif qui va recevoir un message déjà en partie décodé par le noyau cochléaire et les neurones du thalamus, et va pouvoir le reconnaître voire le mémoriser. Enfin, il peut donner un ordre d’importance aux différents sons qu’il perçoit, d’où l’impression de brouhaha que l’on peut ressentir dans un espace très bruyant par exemple. C’est la voie primaire.

 

 

 

VOIE PRIMAIRE

 

Le cerveau permet la coordination entre les deux oreilles. En effet, c’est lui qui va situer le son dans l'espace, lui qui reconnaît un instrument de musique ou une personne précise, ainsi que la situation dans l’espace de la source d’où provient le son.

 

Le dernier neurone de la voie auditive primaire relie le thalamus au cortex auditif où le message déjà largement décodé par le travail des neurones sous-jacents, est reconnu, mémorisé peut être intégré dans une réponse volontaire.

 

Un dernier relais, avant le cortex, est effectué dans le thalamus (corps genouillé médian) ; c'est là que se fait un important travail d'intégration : préparation d'une réponse motrice (vocale par exemple).

 

Au départ de ce relais, un troisième neurone fait monter le message au niveau du mésencéphale (colliculus supérieur). Ces deux relais jouent un rôle essentiel dans la localisation du son. Un deuxième relais majeur du tronc cérébral est le complexe olivaire supérieur : la plupart des fibres auditives y font synapse après avoir croisé la ligne médiane. Le premier relais de la voie auditive primaire est constitué par les noyaux cochléaires (tronc cérébral) qui reçoivent les axones des neurones de type I du ganglion spiral (nerf auditif) ; à ce niveau s'effectue un travail important dans le décodage de base du message : durée, intensité, fréquence.

 

 

 

VOIE SECONDAIRE

 

Après le premier relais (noyaux cochléaires), qui est commun à toutes les voies auditives, de petites fibres rejoignent la voie réticulaire ascendante commune à toutes les modalités sensorielles.

 

Après plusieurs relais dans la formation réticulée, puis dans le thalamus non spécifique, cette voie aboutit au cortex polysensoriel. Le rôle de cette voie, qui regroupe les différents messages sensoriels envoyés simultanément au cerveau, est de permettre une sélection du type d'information à traiter en priorité ; elle est reliée aux centres des motivations et d'éveil, ainsi qu'aux centres de la vie végétative (ce que nous contrôlons inconsciemment comme le cœur…). Par exemple, lors de la lecture d'un livre pendant l'écoute d'un disque, ce système permet à l'attention de se fixer sur la tâche la plus captivante et/ou la plus importante.

 

 

 

Après la réticulée, la voie non-primaire aboutit au thalamus non spécifique, puis au cortex polysensoriel.

 

C'est donc le cerveau qui traite les signaux nerveux apportés par l'appareil auditif périphérique : il est responsable de nos perceptions auditives.

 

 

 

La musique et son effet sur l’organisme.


Définitions :

 

Catécholamine : Substance chimique de l’organisme appartenant aux neurotransmetteurs fabriqués par les neurones (cellules nerveuses). Ces substances permettent le passage de l’influx nerveux entre les neurones, et entre les neurones et d’autres cellules.  On distingue trois types de catécholamines :

 

L’adrénaline, synthétisée dans la médullosurrénale (partie centrale de la glande surrénalienne située au-dessus de chaque rein) L’adrénaline a un rôle de premier plan dans le fonctionnement du système nerveux dit sympathique (action excitatrice). Elle stimule l’appareil cardiovasculaire en entraînant une accélération du cœur, une hypertension artérielle, une vasoconstriction (diminution de calibre des vaisseaux), la respiration en dilatant les bronches, les réserves de sucre des cellules, en favorisant le passage de celui-ci vers le sang et les autres cellules où il est nécessaire.

 

La dopamine, substance jouant un rôle sur le contrôle des mouvements dans le cerveau.

 

La noradrénaline, localisée particulièrement dans l’hypothalamus. Son action s’exerce en se fixant sur 2 types de récepteurs alpha et bêta, dits adrénergiques, et s’effectue entre autres en facilitant la transmission de l’influx nerveux, en entraînant la vasoconstriction artérielle (fermeture du calibre des artères), en augmentant la pression artérielle (action supérieure à celle de l’adrénaline).

 

Glucocorticoïde : Les glucocorticoïdes sont des hormones naturelles secrétées chez l’être humain qui ont des propriétés anti-inflammatoire et une action sur le métabolisme des protéines et des glucides. Les glucocorticoïdes naturels sont la cortisone et le cortisol.

 

 

 

 

 

Le système limbique est à l’origine des émotions et il est doté d’un centre de la récompense, siège des mécanismes d’action euphorisants et donc des effets additifs de drogues telles, mais également du chocolat ou encore de sports extrêmes.

 

Lorsque nous pensons, percevons, ressentons, nous évaluons automatiquement l’effet produit : positif, neutre ou négatif. Cette évaluation est ultrarapide (moins de 100 millisecondes) et a lieu de manière non consciente. Notre système limbique réagit instantanément à nos pensées et envoie l’information au tronc cérébral, provoquant diverses réactions dans notre corps.

 

Situé entre la moelle épinière et le cerveau, en avant du cervelet, le tronc cérébral est composé de 3 parties qui sont, de haut en bas : le mésencéphale (ou pédoncules cérébraux), le pont (ou protubérance annulaire) et enfin le bulbe rachidien (ou moelle allongée).  Le bulbe rachidien contient un certain nombre de centres nerveux responsables du contrôle des processus involontaires comme les battements du cœur, la respiration, et la régulation de la température corporelle.

 

Le tronc cérébral représente à la fois un carrefour majeur et un relais pour les nombreuses voies entre la moelle épinière, le cerveau et le cervelet. Il constitue également un centre d’intégration et possède des noyaux moteurs et sensoriels. A ce titre, il est essentiel pour de  nombreuses fonctions sensorielles, motrices et de régulation (respiration, rythme cardiaque, douleur).

 

 

 

Les progrès récents dans le domaine de la neuro-anatomie ont établi l'existence de voies de communication cerveau-cœur et cœur-cerveau fonctionnant en permanence sous la forme d'une boucle. Le cœur reçoit son information des parties émotionnelles et viscérales du cerveau représentées par le système limbique composé de zones qui sont des centres de traitement de l'information tels que l'hippocampe et l'amygdale. En retour il renvoie des informations concernant son propre état de fonctionnement.

 

Les changements qui se produisent dans l’organisme lors de l’écoute d’une musique dépendent de la musique écoutée : un rythme et un volume élevé s’apparente pour le cerveau à une situation stressante, mais c’est un mauvais stress qui entre alors en cause, alors qu’une musique douce et calme engendre un bon stress.

 

Lors de l’écoute d’une musique désagréable, stressante :

 

Le stress et ses mécanismes

 

Le stress, est, en biologie, l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement. Ces réponses dépendent toujours de la perception qu'a l'individu des pressions qu'il ressent. Le stress provoque des changements internes (sur l’organisme) et externes. Il y a deux types de stress : le stress positif  ou négatif.

 

Le stress, quel que soit son origine, physique, chimique, ou psycho émotionnelle, va être perçu par l’amygdale, centre de la peur, ce qui va entraîner une stimulation de l’hypothalamus qui produira l’activation du système hypothalamo-sympatico-adrénergique et du système hypothalamo-hypophyso-surrénalien.

 

Le système hypothalamo-sympatico-adrénergique : La stimulation de l’hypothalamus entraîne une stimulation du système sympathique, lequel libère des catécholamines à savoir de la noradrénaline et par le biais des glandes surrénales de l’adrénaline. Ces catécholamines passent dans le sang et stimulent des récepteurs alpha et bêta produisant une augmentation du débit cardiaque, une dilatation des bronches, un rétrécissement des vaisseaux, etc.

 

 

 

Le système hypothalamo-hypophyso-surrénalien :

 

La stimulation de l’hypothalamus entraîne une sécrétion d’hormones : la corticolibérine ou CRH ou plus anciennement CRF, ce qui va à son tour stimuler l’hypophyse (ou glande pituitaire), qui produira une autre hormone : l’ACTH. L’ACTH va activer la corticosurrénale. La corticosurrénale (la partie périphérique de la glande surrénale) va alors sécréter des glucocorticoides, la cortisone chez l’être humain. Les glucocorticoïdes vont agir sur le métabolisme des sucres et des protéines de notre organisme.

 

D’autres glandes endocrines (Une glande endocrine est un organe qui a pour fonction de sécréter des hormones qui vont être larguées dans la circulation sanguine.) comme la thyroïde, le pancréas et le système immunitaire (thymus) sont également stimulées par l’hypophyse.

 Ces mécanismes complexes ont en fait un objectif simple : assurer une adaptation à plus long terme de notre organisme face à une situation considérée comme stressante.

Ainsi, tout phénomène stressant provoque, en premier lieu, la libération de deux hormones bien connues : l’adrénaline et la noradrénaline.

 

 

 

B)LA MUSICOTHERAPIE



imaghes.jpg

la musicothérapie est une thérapie en tant que telle, qui induit des états émotionnels pour nous donner certains nombres d’indications sur lesquels on va pouvoir travailler et améliorer principalement des troubles psychosomatiques (troubles mentaux pouvant se répercuter sur la santé physique). La musicothérapie est très vieille, elle rejoint l’incantation magique et le pouvoir des sons, comme les sons magiques qui venaient du haut des pyramides pour aider à l’enfantement ou encore soigner les morsures de serpents. C’était donc une méthode utilisée dès l’aube de l’humanité pour accompagner les médicaments. Dès les années 70 en France, plusieurs docteurs se sont penchés sur la question, mais la France a beaucoup de retard par rapport au Canada et aux Etats-Unis où la musicothérapie a été institutionnalisée depuis longtemps. Pour certaines maladies (Cancer, handicape) il n’est bien sûr pas question de soigner, mais d’accompagner.Il y a une dynamisation de nos jours de la musicothérapie, science qui s’est révélée efficace au cours du temps.


Il existe deux catégories de musicothérapie:

-la musicothérapie réceptive

-la musicothérapie active

 

La musicothérapie réceptive

 

La musicothérapie « réceptive » ne se résume pas, malgré ce que l’on pourrait supposer, à une écoute passive de musique. Il ne s’agit pas de « manipulation musicale ». On connait en effet l’influence que la musique peut avoir sur nos choix et nos sentiments. La publicité, la politique, l’Armée ainsi que certaines sectes l’ont bien compris et ont acquis une certaine expérience dans le domaine.

Les séances de musicothérapie réceptive ont pour objectif de faire travailler l’imagination du patient en lui faisant écouter une (des) musique(s) déterminées au préalable par le thérapeute. La séance débute par un questionnaire en référence à la vie musicale du patient : souvenirs liés à la musique, bruits marquants, apprentissages musicaux, rencontres de musiciens, relation de la famille à la musique, écoute de musique, de radio etc., sur son vécu afin de définir la raison de sa consultation : sa problématique.

A partir des réponses obtenues, le thérapeute va choisir les musiques appropriées. L’objectif sera tout d’abord de « rejoindre » le patient dans son humeur et son état d’esprit. Par exemple, pour une personne déprimée, on pourra commencer par une écoute de musique à tonalité mélancolique. Pour un enfant énervé ou hyperactif, on pourra essayer des mélodies rythmées, dégageant une certaine puissance et évoquant le dynamisme et l’énergie plutôt qu’une musique de relaxation qui n’aura aucun effet sur lui. Les paroles, si paroles il y a, ont également leur rôle à jouer : elles doivent être en lien étroit avec l’état d’esprit de la personne afin de traduire en mots son ressenti. Les musiques choisies évolueront au long de la thérapie pour se rapprocher de plus en plus de la problématique du patient dans le but final de la résoudre.


Pour conclure, on peut dire que la musicothérapie réceptive a une visée provocatrice. Elle cherche en effet à déclencher des émotions précises chez le patient grâce à la musique afin d’accéder à un dialogue et à une aide.


 

La musicothérapie active

 

La musicothérapie « active » regroupe toutes les formes d’expression musicale et corporelle, tous les instruments et tous les gestes ayant pour but l’expression de soi. Les exercices pratiqués lors des séances de musicothérapie actives sont variés. Suivant les besoins du patient, elles se concentrent plutôt sur le rythme, la mélodie, le chant ou le mouvement. Aucune compétence musicale n’est exigée, l’objectif étant l’expression de la créativité du (des) patient(s). De ce fait, l’esthétique sonore n’a aucune importance dans cette forme de thérapie. Elle peut se pratiquer seul ou en groupe.

 

Cette forme de musicothérapie a en premier lieu des objectifs d’ordre psychologique. Il s’agit de s’exprimer, de se soulager non verbalement. La musicothérapie active est très bénéfique chez les enfants et adultes handicapés leur permettant de s’exprimer grâce aux instruments proposés. On voit ainsi des personnes, complètement inhibées d’ordinaire et refusant le contact, tenter de se faire entendre à travers le son de maracas ou de cymbales.

Cela permet aussi l’expression de sentiments refoulés.

ETUDE SUR LES EFFETS DE LA MUSICOTHERAPIE PAR ORDRE D'EFFICACITE

 

Efficace Améliorer l’humeur.

images-1.jpg

Plusieurs études indiquent que la musicothérapie peut contribuer à améliorer l’humeur, et ce, auprès de diverses populations. Elle aurait ainsi des effets positifs sur les patients hospitalisés en rendant le séjour à l’hôpital plus agréable pour eux comme pour les membres de leur famille. Elle limiterait les perturbations de l’humeur liées à l’autogreffe de cellules souches. Elle contribuait à améliorer l’humeur des travailleurs en soins de longue durée.

 

Efficacité probable Réduire l’anxiété.l-38075-1.jpg

La littérature scientifique qui porte sur l’efficacité de la musicothérapie pour réduire l’anxiete  est abondante. Publiée en 2002, une analyse de six essais cliniques rapporte les effets bénéfiques de cette approche auprès de patients hospitalisés. Selon les auteurs, ce traitement abordable devrait être recommandé comme adjuvant aux soins médicaux. En outre, des essais cliniques ont montré l’efficacité de la musicothérapie pour réduire l’anxiété en soins palliatifs, au cours de procédures médicales diverses (en phases pré et postopératoires), dans la prise en charge de la lombalgie chronique et auprès de patients souffrant de troubles respiratoires ou de problèmes cardiaques.

Cependant, la plupart des études n’ont pas relevé d’effet à long terme. En ce qui a trait aux enfants, la musicothérapie pourrait soulager l’anxiété avant une chirurgie au moment de la séparation avec les parents, puis en salle d’opération.

 

Efficacité probable Contribuer au soulagement de la douleur.201001201765-zoom.jpg

1De nombreux articles, dont plusieurs revues de la littérature scientifique, ont été publié au sujet du soulagement de la douleur par la musicothérapie. Elle contribuerait à diminuer l’utilisation de la morphine et d’autre sédatif,anxiolytique et analgésique. De plus, elle permettrait une diminution de la perception de la douleur et une plus grande tolérance à celle-ci. Entre autres, des recherches ont rapporté une réduction des symptômes douloureux associés à l’arthrite rhumatoide et à l’arthrose. La musicothérapie s’est également révélée efficace contre la douleur chronique, les maux de dos et de tete. Elle a aussi été utile lors de chirurgie ou de procédures médicales diverses.

Une étude publiée en 2006 confirme que l’effet analgésique a peu d’importance d’un point de vue clinique. Les auteurs concluent que la musicothérapie ne devrait pas être considérée comme étant une méthode de soulagement primaire de la douleur, mais davantage comme un complément des autres approches thérapeutiques.

 

 

Efficacité probable Améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de schizophrénie.schizophrene.jpg

Des résultats d’essais cliniques, publiés en 2005, indiquent que la musicothérapie peut contribuer à améliorer l’état global, la santé mentale et le fonctionnement social des personnes atteintes de schizophrénie. Par exemple, les résultats d’un essai clinique réalisé auprès de 76 sujets atteints de schizophrénie résiduelle ont révélé une diminution de l’isolement social ainsi qu’une augmentation de l’intérêt pour les événements externes et de l’habilete à dialoguer avec les autres. Pour le moment, la plupart des études ont constaté ces résultats à court et à moyen termes. D’autres recherches seront nécessaires afin de déterminer l’efficacité de cette technique à long terme.


Efficacité probable Contribuer au soulagement de certains symptômes de l’autisme.


imeages.jpg


Des études ont fait état des effets positifs de la musicothérapie auprès des enfants et des adolescents dans le traitement de l’autisme. Les avantages rapportés sont notamment une augmentation des vocalisations, des verbalisations, des gestes, de la compréhension de vocabulaire, de l’attention liée à la tâche, des actes de communication, du jeu symbolique et des habiletés aux soins personnels, ainsi qu’une diminution de l’écholalie (répétition automatique des phrases au fur et à mesure qu’on les entend). Les chercheurs ont aussi observé une amélioration de la conscience du corps et de la coordination, et une diminution de l’anxiété. Par contre, les résultats sont mitigés à l’égard de l’effet sur les troubles de comportement. Il reste aussi à définir clairement les avantages à long terme.


Efficacité probable Améliorer le sommeil.imagesss.jpg

Les effets apaisants d’une musique douce – instrumentale ou chantée, enregistrée ou en direct – ont été observés à tous les âges de la vie. Selon les résultats d’études cliniques effectuées auprès de personnes âgées, la musicothérapie pourrait faciliter l’endormissement, diminuer le nombre de réveils, améliorer la qualité du sommeil et en augmenter la durée ainsi que l’efficacité. En 2009, une méta-analyse de 5 petites études cliniques, ressemblant au total 308 participants dont l’âge moyen s’élevait à 51 ans, a évalué l’influence de la relaxation assistée par la musique sur le sommeil. Les résultats observés ont permis aux auteurs de conclure à une amélioration de la qualité du sommeil dans une grande variété de conditions.

 

Efficacité possible Contribuer au développement de l’enfant et à l’amélioration des soins néonatals.dff.jpg

La musicothérapie occupe une place de plus en plus grande dans les soins administrés aux nourrissons et aux enfants ayant des besoins particuliers. Les résultats d’une méta-analyse sur l’efficacité de la musicothérapie auprès des enfants prématurés soulignent que cette approche peut contribuer à calmer le nourrisson. De plus, elle peut stimuler le développement du langage, augmenter la prise de poids et la tolérance à la stimulation, et réduire le stress et la durée de l’hospitalisation.

 La musicothérapie faciliterait l’adaptation à un séjour hospitalier et contribuerait au soulagement de la douleur durant des procédures médicales. Exercée activement dans un contexte thérapeutique, elle encouragerait une meilleure expression des émotions et augmenterait la motivation et l’estime de soi.

 

index-1.jpgEfficacité possible Contribuer au soulagement de symptômes liés à la démence.

Plusieurs études ont fait le point sur les avantages que semble offrir la musicothérapie aux personnes souffrant de démence. La plupart des essais cliniques réalisés à ce sujet rapportent des effets comme une amélioration des habiletés sociales et de l’état émotionnel, ainsi qu’une diminution des troubles du comportement (agitation, agressivité, errance, etc.). Il semble aussi que ce type d’approche diminuerait le recours à des interventions physiques et pharmacologiques. Cependant, les essais cliniques contrôlés et aléatoires sont rares. Les protocoles manquent d’uniformité et parfois, les résultats ne sont pas concluants. Les recherches devront se poursuivre pour évaluer plus rigoureusement cette approche.

 

Efficacité possible Améliorer la coordination des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.2513597-3602893.jpg

D’après quelques données probantes, la musicothérapie, utilisée seule ou avec la physiothérapie,peut contribuer à augmenter la coordination motrice chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Des améliorations ont été observées relativement à la vitesse de marche, à la distance et à la cadence du pas, à la lenteur généralisée et à la précision des mouvements. De plus, certains avantages ayant trait aux fonctions émotionnelles, au langage et à la qualité de vie ont aussi été documentés.

 

Efficacité possible Réduire les doses de médicaments durant les procédures médicales sous sédation.

Les résultats de divers essais cliniques, randomisés ou non, laissent croire que la musicothérapie pourrait contribuer à diminuer les doses de morphine et d’autres sédatifs, d’anxiolytiques ou d’analgésiques utilisées durant une sédation. Cette approche pourrait aussi augmenter le sentiment de confort et de satisfaction des patients. Par contre, bien que la majorité des études rapporte des résultats prometteurs, d’autres ne sont pas parvenues aux mêmes conclusions. Pour le moment, il semble que cette technique peu coûteuse et sans risque constitue un bon adjuvant aux soins médicaux.

 

Efficacité possible Contribuer à améliorer l’activité physique et cognitive.

Les résultats de nombreuses études révèlent que la musicothérapie permettrait une amélioration des résultats dans de multiples domaines. Trois revues de littérature résument quelques-unes de ses applications. Par exemple, la musicothérapie associée à l’activité physique pourrait diminuer les sensations de malaise qui en découlent parfois et augmenter la tolérance à l’effort. La musicothérapie pourrait aussi être avantageux durant la réalisation de tâches cognitives. Elle permettrait également de stimuler le langage de sujets atteints de troubles mentaux ou le fonctionnement moteur de personnes souffrant d’un handicap.

 

 Efficacité possibleSoulager certains symptômes de la dépression.

imagxsdfes.jpg

L’analyse de cinq petites études cliniques a montré que la musicothérapie pourrait être efficace dans le soulagement de certains symptômes de la dépression. Elle augmenterait aussi la réponse aux antidépresseurs. La musicothérapie pourrait aussi agir favorablement sur les troubles dépressifs des sujets âgés vivant en institution.

 

Efficacité incertaine Autres indications.

Des études ont été publiées sur les effets positifs de la musicothérapie dans le traitement de divers troubles de santé mentale ou de difficultés d’apprentissage, du syndrome de Rett, de la dyslexie, des nausées ou des vomissements postopératoires, de la sclérose en plaques, des personnes souffrant de problèmes cardiaques et de lafibrose kystique

 

Etablir une relation complice entre la maman et son enfant.


Ecoute dirigée de musique composée à cet effet, jouée en direct, à la contrebasse.
Ecoute d'enregistrements.
Pratique de chant pré-natal (l'enfant ne jugera pas vos qualités vocales, il entendra la voix de sa mère).
Travail sur la relation mère enfant, maîtrises des vibratoires.
Paroles des femmes sur leur enfant à naître illustrées avec des "bruitages" sur l'instrument.
Possibilité de participation du papa aux séances, relation affective triangulaire entre les parents et le bébé

Émission de sons apaisants.




Quelques références d’ouvrages et d’articles

• Conférence Internationale pour la Perception et la Cognition Musicales Université de Liège.
• L'audition chez les poupons Isabelle Martin
• La sensorialité foetale Jean-Pierre LECANUET
• Assertorisme et états fusionnels Dr JP Gervaisot
• Bienfaits de la musique thérapeutique en périnatalité Sandra Mignot

 

Comment ?

Les bruits de la nature, vent, mer, rivières et chants d'oiseaux font l'unanimité. A retenir, le chant des "Oiseaux de Nuit", la "Symphonie des baleines" ou le "Mystérieux langage des dauphins" (Ellebore). Suivent les musiques venues d'ailleurs, telles : Himalaya, China, India ou Zen des moines tibétains (ATM, Fnac, Virgin). On peut également écouter de la musique classique (Hændel, Saint-Sæns), celtique (Alan Stivell), sacrée (chants grégoriens), du jazz cool-fusion (Keith Jarrett) ou encore Equinoxe de Jean-Michel Jarre. Chacun ses goûts !